Un après-midi tranquille au chalet, près de Mont-Laurier.
Le soleil traverse les bouleaux et découpe les silhouettes comme s’il voulait figer le moment… ou peut-être révéler ce qui se joue vraiment.On a proposé une photo. « Juste une belle photo de famille. »
Mais rien n’est jamais juste simple.À gauche, ça rit un peu trop fort. On parle pour remplir le silence.
Au centre, les deux sœurs se tiennent proches, mais leurs corps racontent autre chose — une complicité ancienne, teintée de comparaisons qu’on ne fait plus à voix haute.Les beaux-frères, eux, jouent leur rôle. L’un plaisante, l’autre observe. Il y a toujours celui qui s’intègre… et celui qui n’est pas tout à fait chez lui.
Et puis il y a celui, un peu à l’écart, appuyé contre l’arbre.
Celui qui voit clair.
Celui qui sait que cette réunion, ce n’est pas seulement des retrouvailles — c’est une tentative. Une façon de prouver que tout tient encore debout, malgré les années, malgré les choix, malgré les chemins qui ont divergé.Le chalet est beau. La lumière aussi.
Mais ce qui se joue ici n’a rien à voir avec le décor.C’est une famille qui s’ajuste, en silence.
Acrylique sur bois, encadré
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