J’ai peint cette scène comme un souvenir emprunté.
Elle me ramène à ces hommes de la ville qui quittaient tôt le matin
le petit appartement de la rue Châteaubriand, laissant derrière eux les femmes, les enfants, la vie qui continue autrement.
Dans les années 50-60,
ils se tenaient droits, en paletot et en claques, plantés dans la slush comme dans leur quotidien.
Trois hommes.
Trois présences solides, silencieuses.
On ne souriait pas pour la photo.
On posait.
Parce que travailler, c’était sérieux.
Parce que tenir debout, c’était déjà beaucoup.
Derrière eux, la ville.
Devant eux, la journée à gagner.
Et entre les deux,
ce moment figé —
simple, froid, mais digne. Acrylique 8" x 16"
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