top of page

En 1964, pendant que tout se transforme à Montréal — les banlieues s’étendent, les femmes travaillent, fument, s’émancipent — la vie de famille, elle, garde encore ses rituels.

Nous sommes un dimanche de printemps, après la messe, sur Île Sainte-Hélène.L’air est doux, presque prometteur.

La soeur célibataire se trouve aux côtés de son grand frère et de son épouse. On devine les liens, les silences, les habitudes bien ancrées. Ils posent tranquillement, comme suspendus dans un moment simple… mais chargé de tout ce qui change autour d’eux.

Un peu plus loin, dans le stationnement, le reste de la famille n’est jamais bien loin. On jase, on surveille d’un œil distrait. Le bébé somnole dans le pousse-pousse, pendant que les autres enfants gravitent, libres et insouciants, autour des adultes.

C’est une scène ordinaire.Et pourtant, c’est tout un monde qui bascule doucement.

 

Acrylique sur toile cartonnée.

24" X 18"

Mai '64, à l'île Ste-Hélene

0,00C$Prix
    bottom of page